On effeuille l'artichaud.
Quand on a des ratiches toutes neuves, on racle l'intérieur des feuilles et ça laisse deux petits rails , en creux. On les empile sur le bord de l'assiette comme on ferait avec des coquilles de moules.
Des fois, on arrive très haut!
Quand on est plus vieux, plus gourmand, plus impatient, on va direct au coeur.
On retire le foin, on ne garde que cette rosace tendre, vert pâle.
Cuite, elle fond sur la langue.
J'irai aujourd'hui à l'essentiel.
Je laisserai tomber les feuilles, le foin pour aller direct au coeur.
Pauvre coeur d'artichaud que je fais...
Mais l'heure n'est plus à pleurer sur soi.
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