sábado, 31 de julio de 2010

miércoles, 28 de julio de 2010

Je me suis revue à notre arrivée dans cette rue St..., dans la file d'attente.
"Quien es el último?"
Que de chemin parcouru depuis.
J'ai pu cette fois y aller seule :-)
Je me disais que j'avais fait six ans d'étude d'Espagnol!Un long stage dans le pays.
Maintenant , rentrer dans la langue litteraire.

J'ai vu qu'un mec cherchait à accrocher mon regard. Un rien de rien mai si je l'avais regardé à mon tour, il se serait dit qu'il avait gagné.
Le jeu des regards...c'est terrible.


Regard flottant!
Comme lecture flottante.
Ecoute flottante.
Réponse flottante (floja)
tout qui flotte, qui surfe pour se concentrer en soi.
Sauvegarder le soi.
Essuyer les regards qui collent, l'écoute qui s'embrouille, les questions trop incisives, essuyer tout ça. Ne pas leur laisser de prise.


J'ai trop écouté cette folle qui parlait des os congelés, réutilisés...Tout le monde était captivé malgré soi et ça aurait fini par exploser.
Elle avait une parole dégoulinante et tentait d'envelopper tout le monde dans son délire.
Mais personne n'a marché.
Plus loin , dans le bus elle a tenté de parler, parler, pour rien, pour vider son sac de dingueries...
On aurait dit qu'elle s'accrochait aux autres,désespérément , par tous ses mots, mots bouées, bouteilles a la mer, qui se perdaient...
J'écoute encore trop les gens fous.
Habitude en moi d'écouter mes tantes et tous ces gens qui ont posé en moi leur folie.

J'ai repensé au début, à l'arrivée, aux files d'attente avec tous les immigrants et j'avais Kundera dans mon sac et je le lisais assise dans la rue, sur mon petit journal.

J'ai fait partie de tous ces gens. On avait du rêve, de l'attente, du désespoir dans la tête.
Je suis fière d'avoir partagé cela avec eux.

martes, 27 de julio de 2010

ce petit rideau...

La mouiza. chercher
Ça fait penser à bise, à mou, à mmmmooui...
ouidubitatif
Ça fait peur.
Pouit pouit dit mon micro ondes.Je viens!!!!!!!!!

Trop de ??????????????
et trop de ¿¿¿¿¿¿¿¿¿¿¿¿ nuisent au récit, à son déroulement.
Dire,
La solitude.
Le silence.
La communication impossible.
L'insécurité.


Et le récit s'arrête , obligé.
Il faudrait que des gens intelligents le comprennent.

Le chercheur d'or avait laissé tomber sa casserole.
Fatigué, il mit son chapeau sur le yeux, fatigué de tant d'ors imaginés et il s'endormit au pied d'un vieux roncier.


pouet pouet pouitpouit dit le micro ondes.
Je viens! J'arrive!
Tant pis si ç'est brulé...

lunes, 26 de julio de 2010

mes petits

sont là.
Ma couette.
Mon tapis de petits.
Si je veux quelque chose de mon armoire je marche sur eux...
J'entends grogner au passage...
Ils m'ont demandé la permission de rester ici pour dormir.
Je rigole.

Ça me gêne un peu mais c'est si bon de les avoir là.
Retrouver ce film avec A. Delon.
Ça parlait de grand ordinateur...?

Il y a des couches dans lesquelles je ne veux pas enfoncer mes pattes.
Des sables trop mouvants.
Je suis un taureau qui aime la gadoue mais avec un sol ferme en dessous. Jusqu'aux chevilles sans plus.
Et ça, c'est ma liberté.
C'est que j'écoute mon coeur quand le choix est trop grave. Je veux dire mon instinct.

Ce rêve...
Ce cadeau de mon inconscient...
Il voyait que je n'en pouvais plus.

Il m'a fait toc...toc trois fois...toc...toc...toc...dans le dos.
Je me suis retournée et je l'ai vu, lui.
Petit, raplot, frisé, des cheveux tout blancs, un regard doux et malicieux.

Il m'adit :
Que veux-tu peindre aujourd'hui?
J'ai répondu :
- une boite aux lettres suspendue à rien, comme ça dans le vide.
Alors, il a levé les bras et dessinait des volutes avec les mains qu'il avait longues et fines, sensibles.
-Mais derrière ta boite aux lettres, il faut un paysage, un fond? du jaune par exemple et du rouge. Et il dessinait de belles courbes dans l'air, au-dessus de sa t^te.

J'ai dit que je voulais faire une boite aux lettres vieille, cabossée, tordue sur le côté droit.
il m'a répondu:
- Et pourquoi pas une neuve, rutilante, ? (j'ai repensé à la peinture de l'autobus, chez Pauline)

Puis je ne sais plus.
Je savais que j'avais beaucoup de désir pour lui.
Ma fille est entrée en demandant le chemin de la colline...?
Alors je suis sortie car j'avais un peu honte qu'elle me voie avec lui si intime et complice ou j'avais l'impression qu'elle me l'enlevait, ... Je ne sais pas.
A travers la vitre , j'ai vu qu'il lui indiquait le chemin , de la main et nous sommes partis, ma fille, un enfant et moi vers une colline qui ressemblait à celle de st Ger.
J'espérais qu'il se retournerait pour me regarder mais il ne l'a pas fait.

J'étais heureuse qu'il m'ait regardée au moment où il m'expliquait comment faire un fond. Je l'ai regardé moi aussi.
Je ne veux pas perdre ce rêve qui m'a fait tant de bien.
C'était un vrai regard, coquin, complice.

Je remercie mon inconscient qui a remis tout ça en ordre!
Il savait que j'étais dans la mouize.

sábado, 10 de julio de 2010


réflexion ce dimanche matin

Dire non quand on n'en peut plus, c'est mal?
Non.
C'est bien.
Parceque si on dit rien et qu'on enferme tout, on se chope une saleté et ça, ça sert à rien.
Y'a assez de saletés autour de nous sans venir en ajouter une.
Des fois , c'est s'éloigner aussi, de ce qui blesse et reblesse et blesse encore.
S'éloigner en disant quand même...je suis là mais je me réserve.
J'ai besoin de soigner mon âme, un temps, un peu.
Parceque mon âme souffre.
Je ne veux plus qu'elle souffre, inutilement.
Je dois réserver mes larmes pour les vrais malheurs qui inmanquablement surgissent dans la vie.
Et continuer ma tâche, le plus noblement possible.

sábado, 3 de julio de 2010

Pour s'amuser

J'ai pensé faire dans ce bureau, une mini expo pour que mes enfants choisissent ce qu'ils aiment.
Je vais m'amuser et voir ce qui serait sympa à montrer et à encadrer.
Je vais en mettre sur tous les murs!
Entre temps je vais ranger, jeter, mettre de l'ordre.
Bonne résolution!
On effeuille l'artichaud.
Quand on a des ratiches toutes neuves, on racle l'intérieur des feuilles et ça laisse deux petits rails , en creux. On les empile sur le bord de l'assiette comme on ferait avec des coquilles de moules.
Des fois, on arrive très haut!

Quand on est plus vieux, plus gourmand, plus impatient, on va direct au coeur.
On retire le foin, on ne garde que cette rosace tendre, vert pâle.
Cuite, elle fond sur la langue.

J'irai aujourd'hui à l'essentiel.
Je laisserai tomber les feuilles, le foin pour aller direct au coeur.

Pauvre coeur d'artichaud que je fais...
Mais l'heure n'est plus à pleurer sur soi.

trouver...


Ouf!
J'avais perdu la clé...
Trouver aujourd'hui, pour les siens, ses amis, ses enfants, une pensée, un poème, un dessin peut-être, pourqu'ils soient contents.
C'est drôle que j'aie retrouvé le chemin de mon Blog grace...au mirador.
Une coïncidence .
Une de plus.